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Il y a quelques jours, on pouvait commémorer le 133ème anniversaire de la disparition du dernier empereur de France. Cet empereur est Napoléon III, neveu du Grand Napoléon Bonaparte. Même s'il a marqué son époque en matière politique, économique et même artistique, le nom de Napoléon III est désormais lié à la défaite de Sedan contre les Prusses.

Lui, qui avait connu les fastes, la luxure et le pouvoirs en France, il disparait de la scène politique brusquement. Vivera en lui l'idée qu'il reviendra maître du pays même si la situation lui échappe. Commence pour lui, le début de la fin, sa lente déchéance.

Après sa réedition de Sedan, Napoléon III fut détenu pendant six mois, avec tous les égards dus à un souverain, au château de Wilhemshöhe, près de Cassel. Les traitements réservés à l'empereur est beaucoup plus enviable au sort de son oncle à Saint Hélène.

malgré un moral en mauvais état, sa santé s'améliore de jour en jour grâce à ce repos forcé. C'est certainement l'idée paternaliste selon laquelle la France ne peut vivre sans lui. Il avait toujours à l'esprit que le peuple de France avait gardé son affection envers son empereur et, qu'une fois la paix revenue, son retour s'imposerait. Cependant, la débacle, la paix de Francfort et la Commune vont lui ôter ses dernières illusions.

Le retour en France du vieil empereur n'était pas souhaiter. Le pouvoir échappait aux Bonapartes car ils sont les seuls responsables, selon le gouvernement provisoire, de tous les malheurs de la nation.

De leur côté, la Prusse tenta de se servir de l'Empereur, qui refuse catégoriquement l'offre de paix faite par Bismarck en échange de cessions de territoire.

Fin Août 1870, le chancelier Bismarck avait commencé à parler ouvertement de l'annexion de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine. Il laissa entendre que l'armée de Bazaine, bloquée dans Metz, pourrait être mise à la disposition de l'Empereur pour marcher sur Paris et reprendre le pouvoir.

Dans sa correspondance avec Eugénie, qui avait pu gagner l'Angleterre, le prisonnier de Cassel avait bien spécifié que rien ne devait être fait qui puisse laisser supposer que la dynastie passait, à ses yeux, avant le pays.

La capitulation de Metz fut un rude coup porté aux espoirs de la famille impériale. La plupart des projets imaginés, ensuite par ses partisans s'avèrent impraticables, notamment en raison des désaccords profonds qui divisent l'entourage de l'Empereur et d'Eugénie.

En mars 1871, Napoléon III reprit la route de l'Angleterre. Il apprend le début de la Commune et il est profondément convaincu qu'au moment donné, le pays se tournerait vers lui.

La Reine Victoria s'assure que l'Empereur jouit de tout le confort nécessaire. Napoléon III continua à écrire pour justifier ses actes passés et pour préparer la restauration. Au début de son séjour, il reçoit des milliers de lettre par jour de soutien. Il prend, même du temps à l'éducation du jeune prince impérial.

En France, l'armistice est signé le 28 janvier 1871. Aux élections de février, organisées sous le contrôle des Prussiens, une vingtaine de députés bonapartistes étaient élus à la Chambre, siégant à Bordeaux.

Les abstentions étaient nombreuses, ce qui avait sans doute désavantager le parti de l'Empereur. La vrai question de ces élections était la poursuite de la guerre. Voulez-vous la paix ou la guerre? Le peuple à cette question choisit la paix incarnée par les conservateurs. Une petite partie de Républicain entre la Chambre. La faiblesse du nombre est dûe au discours de la poursuite de la guerre.

La déchaence de Napoléon III est adopté le 1er mars par 760 voix contre 5.

Le 6 mars, l'empereur publia « une proclamation au peuple français » où il proposait un appel au peuple pour trancher la question des institutions et du régime.

Les nouvelles de France ne sont pas bonnes, Thiers écrase la commune et ce sont les Bourbons qui réprennent espoir de revenir sur le trône. Des plans s'établissent dans l'entourage de l'empereur mais sa santé se dégrade.

La Reine Victoria mit à la disposition de Napoléon III son médecin et un grand spécialiste des maladies de la vessie. Ils décident d'opérer l'empereur pour broyer et expulser la pierre. Le 2 et 6 janvier 1873, l'Empereur est opéré. Une autre opération devait avoir lieu trois jour plus tard. Napoléon III tomba dans le coma et mourut.

Le 15 janvier 1873, les funérailles du dernier empereur français réunirent plusieurs milliers de français qui avaient fait la traversée de la manche.

Pour les Bonaparte, c'est la fin du règne.

Jeudi, nous évoquerons Juan Manuel FANGIO.