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Il y a quelques jours, une poignée de royalistes rendaient hommage à Louis XVI. En effet, il y a 213 ans, Louis XVI était exécuté sur la place de la révolution. Louis XVI, Louis Capet, comparaît devant la Convention le 11 décembre 1792. L'assemblée législative s'est constituée en tribunal et siège dans la salle du Manège aux Tuileries.

Les charges contre le souverain sont très graves. Haute trahison pour avoir jouer un double jeu avec les assemblées issues de la Révolution, de s'être enfuit avec sa famille à l'étranger en juin 1791 et d'avoir comploté, contre la France avec l'étranger. D'ailleurs, les Révolutionnaires ont trouvés des lettres de correspondance du Roi avec l'Autriche notamment. 

A l'aube du procès, une chose est sûre, le Roi est coupable et ce avant même d'être jugé. Le procès qui s'ouvre est un procès plus théâtral que vraiment nécessaire. Cependant, même si l'issue semblait être connue d'avance, ses défenseurs vont tenter d'user de tout le dossier pour essayer de décrocher l'impossible. Du 15 au 19 janvier 1793, Malesherbes, Tronchet et de Sèze, s'employent à défendre le souverain dans un climat plutôt tendu.

A l'heure du vote sur la cupabilité en ce jour du 15 janvier 1793, 718 députés sont présents. Une quasi unanimité se fait jour. 707 membres votent la culpabilité du souverain pour conspiration contre la sûreté de l'Etat. Un second vote rejette par 423 voix contre 218, l'idée de faire ratifier le jugement par le peuple.

Une fois la cupabilité acquise, la Convention doit déterminer la peine qu'elle doit affliger le souverain. Au vu du crime commis, la sentence capitale semble être la mort. C'est dans un climat assez solannel, que ce vote se déroule. Pendant trente six heures, chaque personne est appelée à la tribune pour exprimer son choix et le justifier.

La majorité requise est posée à 361 voix. 387 députés demandent la peine de mort dont 26 avec une possibilité de sursis. 387 moins 26 donnent 361 voix. Il ne manque plus qu'une voix pour déclarer Louis XVI comme mort. Philippe-Egalité, duc d'Orléans et cousin de Louis XVI s'exprime pour la mort. Le sort de Louis XVI est scellé. Il périra sur l'échafaud le jour suivant.

Le 20 janvier au soir, Louis XVI dit au revoir à sa famille et écrit quelques lettres. Et, c'est dans une certaine paix que le souverain se couche pour sa dernière nuit.

Le lendemain matin, le 21 janvier 1793, le roi se lève très tôt. L'heure a sonné. Il monte dans une voiture en compagnie d'Henri Essex Edgeworth de Firmont, un anglais vivant en France. La voiture royal est sous bonne escorte.

Le baron Jean de Batz avait décidé de libérer le Roi. C'était l'ultime chance. Il avait convaincu environ 400 royalistes de le suivre pour cette mission. Cependant, la voiture royale étant bien gardée, les hommes se sont résignés et seulement une vingtaine veulent tenter de libérer le roi. Or, à 25, il est inutile de tenter l'assaut.

Au cours du trajet, le Roi est assez paisible pendant cette heure de voyage. L'abbé lui avait prêté son bréviaire et ils récitèrent ensemble des psaumes. Scène qui étonna les deux gardes placés à la hauteur de la voiture. C'est au son des tambours que le cortège royal roule vers la mort, escortée par une troupe de cavaliers sabre au clair avancait en plusieurs rangées de gardes nationaux et des sans culottes.

Le long du trajet, c'est le silence qui pèse sur le cortège. Elle s'engaga, place de la Révolution, et le cortège s'arrêta au pied de l'échafaud, pour l'occassion, entouré de canons,de piques et de baïllonettes.

L'abbé se tourna vers le Roi et le regarda. L'un des bourraux ouvrit la portière. Les bourreaux veulent aller vite. Ils tentent de retirer ses habits et le Roi refusa. Il les repoussa et défit sa chemise et le col de sa chemise.

Les bourreaux, équipés de corde, prirent les mains de Louis XVI qui, encore une fois de plus, les repoussa "Me Lier? Non, je n'y consentirai jamais". Après quelques échanges, le Roi cède "Faites ce que vous voudrez ; je boirai le calice jusqu'à la lie". Il se laissa lier les mains et couper les cheveux. Ces mêmes cheveux qui firent la puissance des Mérovingiens.

Les bourreaux sont prêts. Le roi pris appui sur son compagnon pour gravir les marches de l'échafaud une à une, au son des tambours. Louis XVI est devant le rasoir national et il se détache de ses bourreaux et lance à la foule silencieuse : «Français, je meurs innocent; je pardonne à mes ennemis; je désire que ma mort soit...»

A la demande des bourrreaux, le son des tambours se fit plus volumineux. Les bourreaux le pressèrent sur la guillotine, le couperet tombe quelques secondes après. Il est 10h22. C'est sous l'accamation de la foule et des "Vive la Nation ! Vive la République !" que le bourreau montra la tête de l'ancien souverain de France.

Louis XVI aura bu le calice jusqu'à la lie, même d'avantage. Le dernier affront des révolutionnaires allait être de mettre la tête du Roi non pas à sur ses épaules, mais à ses pieds.

Demain, nous évoquerons Urbain Grandier.