doriot_3

Issu d'une famille rurale très modeste, Jacques Doriot est mobilisé au cous de la guerre de 1914-1918; il se conduit héroïquement et il est décoré de la Croix de guerre. Devenu ouvrier métallurgiste, il se lance dans l'action syndicale et politique et adhère aux jeunesses communistes dont il devient le secrétaire général. En 1923, fidèle aux membre du parti qui est hostile au traité de Versailles et à ses suites, il proteste contre l'occupation de la Ruhr. Il est arrêté et emprisonné. Élu député de Saint Denis en 1924, il appelle les peuples colonisés au soulèvement et félicite Abd el-Krim qui dirige l'insurrection du Rif. De nouveau arrêté, il es quelque peu molesté, puis remis en liberté.

De forte carrure, excellent orateur à la voix puissante, d'un tempérament passionné, Jacques Doriot devient vite une personnalité dans le monde politique où il se fait remarquer par une déclaration révolutionnaire où il demande aux prolétaires d'occuper les édifices publics et les usines. Il est alors explusé du parlement et incarcéré plusieurs fois, ce qui n'emêche pas de réclamer l'autodétermination pour l'Alsace Lorraine et de soutenir les révçolutionnaires indochinois en lutte contre le colonialisme français. En 1931, il est élu maire de Saint-Denis et, en 1932, il est réelu député de cette ville. Il est alors, membre du Bureau politique et du Comité central du parti communiste français. Mais, en désaccord avec le komintern, il entre en dissidence. Il dénonce le pacte franco-soviétqiue de 1935. En 1936, il est réelu déuité de Saint Denis.

En 1936, il fonde le parti populaire français de tendance fasciste; en 1937, il se démet de son mandat de député pour fonder le journal l'émancipation nationale. Mobilisé en 1939, il se bat courageusement et est décoré de la Croix de guerre comme lors de la première guerre mondiale.

Apèrs l'armistice de 1940, il se rallie avec fougue à une politique de collaboration active avec l'Allemagne nazie et devient conseiller de Vichy. Il est un des fondateurs de la légion des volontaires français contre le bolchevisme; au sein de celle-ci, il va combattre personnellement sur le front de l'Est; en 1943, il reçoit des Allemands la Croix pour le mérite et la Croix de fer. Il revient souvent à paris pour présider des meetings du PPF,dans lesquels il appelle de ses voeux la victoire des Allemands. En août 1944, devant l'avance américaine, il quitte Paris et se réfugie en Allemagne. Le 22 féveir 1945,sa voiture est mitraillé par des avions probablement allemands. Mortellement blessé, Jacques Doriot termine sa bizarre destinée.

Demain, nous évoquerons la marquise de Brinvilliers.