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Après avoir connu le pouvoir, l'argent et l'aisance, John Law a connu la descente aux enfers. Pourtant, malgré ce parcours assez malheureux, on peut le considérer comme le l'initiateur du système bancaire actuel.

John Law est né en Écosse, à Edimbourg le 21 avril 1671 dans une famille assez aisée. Son père était un riche orfèvre. A sa mort, le jeune John a 17 ans quand il hérité de la fortune familiale. Pris dans une affaire de duel qui a mal tourné, Law est obligé de fuir l'Angleterre pour le Continent. Il visite les différents pays européens: la France, l'Italie, l'Allemagne, la Hollande.

Lors de ses séjours, Law s'intéresse aux différents systèmes bancaires et commerciaux qui sont en place dans ces pays. Véritable expert, John Law met en évidence deux conclusions: la première est qu'une monnaie abondante est indispensable pour les échanges se développent. Ensuite, le papier monnaie est un moyen de paiement beaucoup plus sûr et plus avantageux que le métal précieux.

John law s'installe en 1710 à Paris. Très vite, il se fait un nom par ses talents et rapidement, les différents grands du Royaume cherchent ses services. C'est à cette époque, et succès aidant, il entre dans le cercle fermé du duc d'Orléans, le futur régent.

Installé au pouvoir, ce dernier autorise Law à fonder une banque privée, avec privilège d'éemettre des billets qui auront cours dans toutes les caisses publiques En effet, d'esprit ouvert, le duc cherche un moyen original de combler le déficit chronique des finances du royaume.

Créee, le 2 mai 1716, la banque Law connaît un succès immédiat. Le financier écossais a su créer la confiance; en effet, il accepte de rembourser ses billets au pair, quel que soit le titre, souvent modifié, de la monnaie métallique. Il organise la Compagnie d'Occident , qui jouit de nombreux privilèges commerciaux.

Devenue banque d'Etat, la banque Law est le théâtre d'une invraisemblable course au profit; des spéculateurs déchainés assiègent ses bureaux, rue Quincampoix, si bien qu'il faut barrer la rue aux heures de transactions; les actions de la Compagnie atteignent quarante fois la valeur nominale.

Honnête mais trop confiant, Law a l'imprudence d'imprimer trop de billets, avec une couverture métallique de un milliard deux cents millions, il en met sept à huit milliards en circulation; la moindre alerte peut anéantir le système.

C'est ce qui se produisit en février 1720. Les ennemis de Law ont écidé de réaliser brusquement leur billets.

Devenu contrôleur général des Finances, Law essaie, en vain, d'endiguer le désastre; la faillite survient en décembre 1730 et le banquier doit s'enfuir à Bruxelles, complétement ruiné. 

Pour la France, cet épisode économique est d'importance. L'expérience de Law a pu éffectivement résorber une grande partie la dette publique, mais elle a susité chez les épargnants, une méfiance tenace à l'égard du papier monnaie.

Il va mourir finalement, quelques années plus tard, en 1729, à l'âge de 58 ans d'une pneunomie. Il finit sa vie comme un homme pauvre dans l'une des plus belles villes européennes.

Lundi, nous évoquerons Félix Eboué.